Une solution de vidéosurveillance bien conçue n'est pas une accumulation de caméras. C'est un dispositif cohérent de collecte, d'enregistrement et d'analyse de l'image, calibré sur les risques réels de votre établissement et exploitable en temps utile.
Le choix des caméras est déterminé par les conditions d'utilisation (intérieur, extérieur, lumière, distance), les objectifs de surveillance (identification, détection de présence, comptage) et les contraintes esthétiques ou architecturales du site.
Discrètes et polyvalentes, les caméras dôme sont adaptées aux espaces intérieurs : halls, couloirs, salles communes, parkings couverts. Leur design compact et leur orientation non visible renforcent leur effet dissuasif. Disponibles en version varifocale, Full HD ou 4K.
Conçues pour la surveillance extérieure ou les longues distances. Leur visibilité contribue à l'effet dissuasif. Résistantes aux intempéries (indice IP66 ou IP67), elles intègrent généralement un éclairage infrarouge pour la vision nocturne et peuvent atteindre des résolutions 4K ou plus.
Pan-Tilt-Zoom : ces caméras motorisées peuvent être orientées et zoomées à distance depuis le poste de supervision. Elles conviennent aux grands espaces ouverts, aux parkings extérieurs et aux périmètres à surveiller. Leur coût est compensé par leur capacité à remplacer plusieurs caméras fixes.
La détection thermique permet de détecter une présence même en l'absence totale de lumière, à travers une fumée légère ou dans un environnement fortement contrasté. Elle est particulièrement adaptée aux périmètres extérieurs et peut être couplée à une détection d'intrusion pour déclencher une alerte.
Une seule caméra fisheye peut couvrir un champ de 180° ou 360°. Elle remplace avantageusement plusieurs caméras dans les espaces ouverts (open-space, atrium, hall). La déformation optique est corrigée logiciellement pour fournir une image exploitable.
Caméras haute résolution dédiées à la capture de visages ou de plaques d'immatriculation. Utilisées aux entrées et sorties, elles alimentent les fonctions d'analyse vidéo avancée. Leur déploiement est soumis à une réglementation stricte et nécessite une information claire des personnes filmées.
L'enregistrement des images constitue une composante critique du système. Il doit être dimensionné de manière à couvrir la durée de conservation réglementaire, à maintenir une qualité d'image suffisante pour les besoins judiciaires éventuels et à résister aux tentatives de destruction ou d'altération.
| Contexte | Durée maximale |
|---|---|
| Lieux ouverts au public (ERP) | 30 jours (art. L. 252-3 CSI) |
| Sites industriels et logistiques | 30 jours (usage courant) |
| Images en attente d'extraction judiciaire | Sur décision de l'autorité |
| Voie publique (autorisation préfectorale) | 30 jours |
Une vidéosurveillance efficace suppose non seulement l'enregistrement des images, mais aussi leur exploitation en temps utile. Selon votre organisation, cela peut impliquer une supervision interne, une délégation à un centre de télésurveillance agréé, ou une combinaison des deux.
Le poste de supervision regroupe sur un ou plusieurs écrans l'ensemble des flux vidéo du site. Il intègre les fonctions de lecture en différé, de recherche chronologique et d'export des séquences. Il peut être couplé aux événements du contrôle d'accès pour une corrélation automatique des incidents.
L'accès aux images depuis un smartphone, une tablette ou un poste distant est sécurisé par une authentification forte (identifiant, mot de passe, double facteur). Les droits d'accès sont configurables : certains utilisateurs peuvent visualiser en direct, d'autres accéder uniquement aux images enregistrées, dans des plages horaires définies.
Un centre de télésurveillance prend en charge la supervision 24h/24. En cas de détection d'une anomalie, l'opérateur analyse la situation, contacte le responsable du site et peut déclencher l'intervention des forces de l'ordre. Cette option est particulièrement adaptée aux sites non occupés en permanence.
La levée de doute vidéo permet à un opérateur de télésurveillance de vérifier visuellement une alarme avant de déclencher l'intervention. Elle réduit le taux de déplacements pour fausses alarmes et améliore la pertinence des réponses aux incidents réels.
Les fonctions d'analyse vidéo permettent de dépasser la simple surveillance passive pour détecter automatiquement des situations anormales, réduire la charge des opérateurs et améliorer la réactivité face aux incidents.
Génère une alerte dès qu'un mouvement est détecté dans une zone prédéfinie. Paramétrable en sensibilité et en plages horaires pour limiter les fausses alertes.
Détecte le passage d'une personne ou d'un véhicule au-delà d'une frontière virtuelle définie dans l'image, dans un sens ou dans les deux.
Déclenche une alerte lorsqu'un individu pénètre dans une zone définie comme interdite (périmètre extérieur, zone sensible, toiture).
Signale la présence d'un objet laissé sans surveillance dans un espace public ou sensible (gare, aéroport, centre commercial). Paramétrable en durée d'immobilité.
Mesure les flux entrants et sortants, le taux d'occupation d'un espace ou la densité d'une foule. Utile pour la gestion des capacités d'accueil et la sécurité des grands rassemblements.
Lecture automatique des plaques d'immatriculation à l'entrée et à la sortie d'un parking ou d'un site. Peut être couplée à une liste blanche pour l'automatisation du contrôle d'accès véhicules.
Certaines fonctions d'analyse vidéo (notamment celles impliquant la reconnaissance faciale ou l'analyse comportementale de masse) sont soumises à des restrictions réglementaires en France. Nous vous orientons vers les solutions conformes au cadre légal applicable à votre contexte.
La mise en place d'un système de vidéosurveillance dans un lieu ouvert au public ou dans les locaux professionnels est encadrée par le Code de la sécurité intérieure (CSI) et par le RGPD. Une autorisation préfectorale peut être requise pour certains usages.
IGNYSS intègre les exigences de conformité dès la phase de conception : choix des angles de vue (exclusion des zones privées ou non concernées), affichage réglementaire, durée de conservation, sécurisation de l'accès aux images et procédure de réponse aux demandes des personnes concernées.
Les caméras IP et les enregistreurs connectés constituent des points d'entrée potentiels pour des cyberattaques si leur sécurisation est négligée. Un dispositif de vidéosurveillance mal protégé peut être détourné pour espionner les locaux, perturber le système d'enregistrement ou servir de point d'entrée dans le réseau de l'entreprise.
Les équipements de vidéosurveillance sont déployés sur un VLAN dédié, isolé du réseau informatique de production. Toute communication entre les deux réseaux est contrôlée par des règles de pare-feu strictes.
Chaque équipement est configuré avec des identifiants uniques et des mots de passe robustes. Les accès par défaut des constructeurs sont systématiquement modifiés lors de l'installation. L'authentification à deux facteurs est activée sur les interfaces d'administration.
Les firmwares des caméras et des enregistreurs sont maintenus à jour pour corriger les vulnérabilités connues. Un suivi des alertes de sécurité publiées par les constructeurs est intégré à notre processus de maintenance.
Les flux vidéo sont chiffrés en transit (TLS/SRTP) pour empêcher leur interception. Les images enregistrées sont stockées de manière chiffrée pour prévenir toute exfiltration en cas d'accès physique non autorisé aux équipements.
Une étude de site nous permet d'identifier les angles à couvrir, de dimensionner le stockage et de vous proposer un système cohérent avec vos objectifs de sécurité.
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